récit de vie VS journal intime

Le récit de vie

La prise de conscience la plus déstabilisante, lorsque l’on s’attaque au chantier de sa biographie, c’est de réaliser qu’il va falloir organiser le tri des souvenirs. De nombreux souvenirs.

Comme si des dizaines de tiroirs remplient de photos et de pages manuscrites allaient devoir subir le douloureux moment de la coupe franche : réduire l’ensemble à un seul tiroir.

Il apparait soudain évident que tout ne sera pas gardé ni immortalisé.

Mais quels souvenirs garder ? lesquels occulter ?

Vient aussi l’angoisse du détail oublié : tant de choses se sont effacées, altérées qui semblaient importantes ; certains événements se sont brouillés avec le temps, parfois même, on en mélange les protagonistes !

Qu’importe ! Tout dépend du but de ce long travail de mémoire : à qui est destiné le récit de sa vie ? Quel message veut-on laisser, si message il doit y avoir ?

On s’aperçoit vite que les détails n’ont pas tant d’importance. Dans le récit de vie ou la biographie, il s’agit de marquer –comme dans tout bon roman- un point de départ et un point d’arrivée. Entre les deux, un fil conducteur raconte comment s’est déroulée cette traversée vers la maturité ou vers l’acceptation du « destin » que le narrateur s’est construit.

Ce que l’auteur/le narrateur a appris, a gardé d’essentiel d’une vie ou d’un moment de vie, voilà ce qui va être transmis entre les lignes des faits qui seront sélectionnés, rassemblés, relatés.

Ce qui a mené d’un point A à un point B. Ce qui intéresse le lecteur, « l’héritier », c’est de savoir pourquoi (il est là, il a vécu « ça » ou n’a pas vécu « ça », etc) et comment est arrivé ce qui est arrivé, le bon comme le moins bon. Le pourquoi, c’est le point A et son corollaire. C’est le chemin (exemple : « c’était la guerre, on devait tout abandonner derrière nous… »).

Le comment, ce sont les pas sur ce chemin, le texte le plus volumineux à rédiger. Et le but enfin, l’arrivée, le repos, l’instant où tout est fait, tout est dit et qu’il ne reste plus qu’à accepter. La clé qui se tourne (la dernière phrase, l’essence, le sens d’une vie) et le livre qui se referme.

Ce que le lecteur va recevoir comme un cadeau : l’autre, l’auteur, le héros de la biographie ; sa vie et son impact sur son entourage, probablement sur le lecteur lui-même.

Le journal intime

C’est un écrit régulier, généralement quotidien. Il a pour vocation première, souvent inconsciente, d’aider son propre rédacteur. Il est rédigé au présent, c’est le texte de l’immédiateté, dans toute sa passion, son manque de recul. Le journal est dans l’instant ce que l’auteur ressent ou vit très concrètement. L’auteur parle là de ses angoisses, ses joies, ses peines, ses amours, ses attentes, ses rêves…

Le journal intime est comme un rêve « digestif », celui qui permet pendant le sommeil de vider sa mémoire, trier les souvenirs, les émotions, d’assimiler les événements du jour pour mieux libérer la mémoire, préparer la nouvelle journée.

Il est appelé « intime » car il n’est, en principe, pas destiné à quelqu’un d’autre que son auteur ou parfois à un conjoint.

Il n’est pas rare que quelqu’un en difficulté dans sa vie, immobilisé par une situation d’attente, des décisions difficiles à prendre, des choix compliqués à faire, prenne un moment de pause pour feuilleter son journal, souvent au hasard, et y trouver une réponse inattendue, généralement adéquate au problème du moment.

Les réponses à nos problèmes, à nos questions sont en nous et il arrive qu’elles soient déversées dans le journal intime inconsciemment. Hors de nous, consignées dans des pages afin d’être disponibles; des pages ouvertes lorsque leur message sera en mesure d’être compris.

Les correspondances ont aussi ce pouvoir lorsqu’il est possible de récupérer les longs courriers racontant des événements, petits ou grands. A leur relecture, des mois ou des années plus tard, tout semble s’éclairer, se comprendre sous un nouveau jour !

L’email remplace souvent le journal intime car cela reste un texte écrit en solitaire et donc, qui n’est pas interrompu par un échange en vis-à-vis ni par aucune gêne soudaine en croisant un regard scrutateur.

Au lieu d’être enfermé dans un cahier, le texte de l’instant est noyé dans une foule de courriels comme autant d’enveloppes renfermant un précieux message.

N’avez-vous jamais relu un ancien mail de votre boite « courrier envoyé » et vous étonnez de vos certitudes, de vos angoisses ou de vos joies ? De vos réflexions aussi ? Ne vous êtes-vous jamais trouvé(e) dur(e) ou au contraire apathique ? naïf (naïve)? combatif(ve) ?

Le but du journal personnel/intime ou d’autres écrits réguliers et détaillés, car quasi-quotidiens, est de tracer la route vers ce que vous êtes intrinsèquement sans le soupçonner encore. Si vous pouvez prendre un peu de recul pour le relire parfois, il vous indique par la voix que vous prenez, que vous lisez ce que vous êtes en train de devenir.

Je dis sciemment « en train de » car en aucun cas, le journal intime ne trace un destin immuable (ce qui est le cas de la biographie car elle raconte le passé). Au contraire, le journal intime donne les pistes, les alarmes, détaille les failles de raisonnements au fil des jours, il dit tout, même ce que l’auteur ne veut pas voir ou savoir.

Si l’auteur relit ses mots et accepte ce qu’il devine, sait déjà, il peut changer sa vie et la ramener sur une voie plus agréable.

Le journal intime est une carte sur laquelle les chemins se construisent, s’effacent et peuvent changer d’orientation constamment.

La biographie est une carte définitive sur laquelle on peut déchiffrer et suivre le trajet d’une vie ou d’un moment de vie passé.

Un héritage inaliénable

Se souvenir nécessite un temps de réflexion sur son passé, un temps d’arrêt qu’il faut être prêt à faire.

Il faut avoir vécu un événement, suffisamment marquant pour que vous souhaitiez le préserver et/ou le partager.

Généralement, on associe une biographie à une personne plutôt âgée. En principe, on dit même qu’une véritable biographie est posthume afin qu’aucun évènement qui trace la personnalité, le parcours d’un individu dans son entier ne soit oublié. De fait, la biographie d’un vivant n’est jamais aboutie. Il s’agirait, si l’on veut employer un terme plus adéquate, d’un récit de vie.

De plus en plus pourtant, nous ressentons le besoin, voire la nécessité de marquer notre chemin durablement. Comme une étoile sur le célèbre « walk of fame » d’Hollywood immortalise la vie d’un artiste, pour les anonymes que nous sommes l’écriture d’un journal, de carnets de notes ou de voyages comme la rédaction de notre biographie retracent, chacun à sa manière, les évènements qui nous ont façonnés. Nous accumulons au fil d’une vie, des situations, des faits qui méritent d’être racontés, écrits, mémorisés.

Nous devenons le héros ou l’héroïne de notre propre histoire. Pour nous-même, pour notre famille, pour nos proches.

Jeunes ou moins jeunes, nous avons tous au fond du coeur, quelque part dans nos souvenirs un évènement qui remonte de façon récurrente à notre mémoire. Un bon souvenir comme une nostalgie (c’était le bon temps, j’aurais aimé que cet instant dure toujours…), un moment difficile comme une question restée sans réponse (pourquoi moi/elle/lui ? qu’aurais-je pu faire ou dire pour éviter cela ? pour supporter cela ? pour provoquer cela ? etc)

Pour chaque personne, ce qui compte, c’est l’intensité de ce moment particulier qui fait qu’il ne s’efface pas, qu’il refait surface, qu’on l’évoque, qu’on ne veut surtout pas l’oublier. C’est ce fragment de vie qu’un jour vous tenez à faire connaitre car il dit qui vous êtes, la direction qu’il vous a fait prendre, il explique qui vous êtes devenu.

Chacun, quels que soient son âge, son milieu, son parcours, dispose de souvenirs de ceux qui ont changé le lendemain. Tous ces moments que vous sentez remonter en vous sont  ceux qui vous ont façonnés, ceux qui font votre identité, qui font de vous ce que vous êtes ou prépare ce que vous serez.

Il n’y a pas d’âge pour avoir envie d’écrire, d’immortaliser ou de partager un moment de sa vie.

Il s’agit de votre héritage inaliénable. Car votre vie, anonyme ou non, est riche d’expériences qui ont une influence sur vous-même et ceux qui vous côtoient.

Delphine de Vigan – d’après une histoire vraie

deviganIl vaudrait mieux, parfois, ne jamais rencontrer l’auteur dont les mots nous ont touchés. Dont les romans s’éclairent d’accents de vécu, de vérité, qui résonnent, nous touchent, nous révèlent et nous donnent à nouveau -s’il en est besoin- la preuve que chacun a sa place légitime dans ce monde quels que soient les événements qui ont troublé sa vie et la bouleversent encore.

Non, il ne faudrait pas rencontrer l’auteur dont une image s’est formée au fil de ses livres, de ses phrases, de ses maux, jusqu’à en modeler une idole.

Mais je l’ignorais avant de foncer sans réfléchir à la rencontre organisée à Toulouse en présence de Delphine de Vigan.

Car « rien ne s’oppose à la nuit » m’a profondément touché. « No et moi », qui m’avait laissé dubitative, a pris tout son sens éclairé de ce roman « vrai ».

Puis j’ai lu quelques-uns de ses précédents romans et j’ai attendu l’opportunité de rencontrer cette femme dont je partageais l’intimité depuis quelques années maintenant.

Salle comble à la médiathèque de Toulouse, ce fameux vendredi soir. Nous venions tous pour des raisons différentes. La plupart pour Delphine, évidemment. Mais aussi pour la culture, pour la sortie du vendredi soir…

Après les digressions et autres explications de l’animateur autour de son dernier roman « d’après une histoire vraie », Delphine de Vigan a commencé à répondre aux questions.

Je l’ai observé. Elle est si différente de l’image que je m’étais forgée. Je n’avais pas eu de curiosité autre que celle de la retrouver égale à la femme née de ma lecture.

Jamais je n’avais consulté internet pour connaître son parcours. Et si j’ai appris avec surprise qu’elle formait un couple avec le bel animateur cultivé de La Grande Librairie, c’est au détour d’échanges dans le public lorsque nous attendions l’ouverture des portes de la salle.

J’ai découvert une femme rompue maintenant à l’exercice de l’interview. Mais ça, je l’ai compris ensuite, lorsque j’ai lu de dernier roman que je n’avais pas encore acheté. A ce moment-là, je l’écoutais et je ne retrouvais pas celle qui m’avait ému aux larmes dans « Rien ne s’oppose à la nuit », j’observais une femme qui nous menait sur les voies du doute, entre le vrai et le faux, qui entretenait un mystère qui pourtant avait été dévoilé dans son roman précédent. Celui-ci n’était-il plus aussi vrai qu’elle l’avait écrit ?

Pourquoi cette fuite ? Pourquoi laisser supposer aujourd’hui que la fiction vient altérer la vérité que nous avons devinée ?

Nous sommes tous des voyeurs, des voleurs de vie, des vampires assoiffés de l’autre, différent ou au contraire nous ressemblant. Nous avons tous besoin de nous rassurer, de nous étonner, de nous retrouver dans l’autre, de nous compléter de l’autre. Dans un monde où l’on ne se regarde plus dans les yeux, on l’on plonge dans des écrans toujours plus petits pour se chercher, l’auteur de romans, de récits, est celui qui nous dévoile qui nous sommes et qui est notre voisin.

Mais Delphine botte en touche, elle revendique le roman plutôt que le récit, elle esquive l’identité de la fille sur les photomatons de la couverture du dernier livre, elle reconnaît enfin que « rien ne s’oppose à la nuit » est le roman de la vérité, celui qui l’a poussée aux recherches, à l’investigation tant elle désirait parler vrai… mais peut-être qu’il y a de la fiction mêlée…

Peut-être nous a-t-elle menés en bateau, peut-être qu’à défaut de l‘auteur fragile, nature et transparente que j’avais découverte et aimée, il s’agissait d’une géniale romancière capable de brouiller les pistes, de tromper le lecteur comme on l’attend d’un bon auteur de thriller.

Sauf qu’elle n’écrit pas de thriller…. Sauf à l’entendre parler du dernier roman qui se veut inspiré des ficelles d’un Stephen King et dont on veille à ne pas dévoiler trop de l’intrigue pour ceux dans la salle, comme moi, qui ne l’ont pas encore lu.

Alors voilà qu’elle se met à écrire « comme d’autres » ? m’étonnais-je, contrariée.

L’esprit embrouillé, comme trompée sur la marchandise, je quitte cette rencontre, mitigée : soit, j’étais probablement une voyeuse ; soit, j’aimais le vrai et j’étais déçue de découvrir que la vérité « pure » n’existe pas.

Je demande à me faire un avis et j’achète enfin le livre. Pour voir. Pour me réconcilier avec Delphine ou pour l’oublier.

Déjà, lorsque je lis la petite phrase de la quatrième de couverture, je me souviens du roman marquant de Marguerite Duras « le ravissement de Lol V. Stein ». Je n’avais pas trouvé, depuis, plus réussi, plus abouti, dans le roman psychanalytique. Plus complexe et à la fin, plus évident. Une vraie révélation.

Le dernier Delphine de Vigan m’a tout de suite fait penser à ce roman. Comme un écho. Je l’ai lu avec cette grille de lecture.

J’ai décelé les jalons semés au fil des pages pour nous préparer à une fin que l’on devine dès le début. J’en veux plus, beaucoup plus et je lis en espérant ne pas être déçue. J’avance car jusqu’au dernier mot, je peux trouver ce que je cherche pour confirmer que je n’ai pas lu en vain. Le roman se veut triller, j’en exige les surprises, les retournements de situation.

J’ai vu Delphine. Et encore Delphine. J’ai lu la souffrance, la torture qui saisit les écorchés vifs lorsque leur création leur échappe, leur vie même leur est aspirée pour se transformer mille fois entre les mains de mille nouveaux possesseurs dont je fais partie.

Jusqu’au dernier mot, j’ai espéré le petit « plus » qui rendrait ce roman unique et d’égale valeur au précédent. Un roman qui laisse une empreinte.

Je n’ai pas cherché à démêler le vrai du faux, à chercher l’auteur dans le texte, comme je le fais d’habitude. A cause de la rencontre qui m’a obligée à faire évoluer mon regard sur l’écrivain et sa création. Et parce que je me suis souvenue que j’écris aussi. Dans tous mes textes, je joue, je me réfugie sous le vernis de la fiction, et je pourrais le nier farouchement qu’en écho, je saurais que je mens… en partie.

Alors, j’ai su que Delphine était là, vraie, dans ce texte. Je l’ai su avec certitude au moment même où lu le dernier mot, j’ai vu le dernier signe… d’une histoire vraie.

Tel un arbre

Anouar Benmalek écrit dans le livre hommage, Tu ne mourras pas demain, évoquant la vie de sa mère, une phrase qui résume à elle seule pourquoi j’ai choisi ce métier :

« Tu n’en as pas livré plus, et, maintenant, qu’il est trop tard, je devrai me contenter de cette réponse lapidaire. Bon Dieu, pourquoi ai-je manqué à ce point de curiosité quand tu étais vivante […]? Je t’ai embrassé les pieds quand tu es morte, pourquoi ne l’ai-je pas fait avant pour te soutirer l’histoire des moments-clés de ta présence sur terre -donc, un peu, de la mienne ?« 

Est-ce l’âge ? Est-ce parce qu’il arrive un moment où l’on accepte la précarité de la vie, sa fugacité que l’on s’interroge sur ses origines ? 

Pourquoi ce besoin soudain de connaitre l’histoire d’une grand-mère, d’un grand-oncle ? Pourquoi maintenant vouloir entendre comment notre père a affronté la guerre, comment notre mère a vécu un amour ?

En quoi les réponses à cette multitude de petites questions de la plus prosaïque à la plus spirituelle deviennent-elles pressantes… ?

Est-ce parce que l’Homme cherche naturellement à laisser une trace éternelle de son passage dans la vie qu’il se tourne vers le passé pour mesurer le sillon qu’il a tracé en lui, ce qu’il a gardé de l’histoire familiale ? Parce que si le passé est imprimé en lui, alors il est plus que probable que lui-même s’inscrira dans l’avenir.

Certains pensent cela. Le corps s’en va mais l’influence, l’esprit, restent dans les coeurs.

Ou serait-ce le sentiment de stagner, le besoin de bousculer des acquis devenus insatisfaisants, encombrants ? L’impression que toujours, les mêmes difficultés se renouvellent avec leur lot de mêmes rejets, refus, regrets ou remords. Le sentiment que rien ne bouge, que l’on n’évolue pas « pourquoi » ?

Certains disent que la mémoire familiale est inscrite dans nos gènes, qu’à la naissance déjà un réseau de succès et d’échecs nous accompagne.

Pour les développer ? Pour reproduire, poursuivre, sublimer les succès ?

Pour les surmonter ? Pour casser la chaine de la répétition des échecs ?

Serions-nous un simple et dérisoire élément de l’ensemble familial ? A la fois unique et destiné à une « mission » tout en contribuant à faire avancer l’ensemble familial depuis son origine ?

Quoi qu’il en soit, quoi qu’il se dise, se pense, il arrive un jour où l’on se tourne vers les anciens pour savoir quelles intersections ils ont prises, leurs choix de vie, leurs raisons, les événements qui les ont bousculés, obligés, ce qu’ils ont choisi, ce qu’ils ont subi… et étudier notre place dans ce grand plan familial, réfléchir à nos propres choix, directions, raisons ou affections.

Découvrir que nous sommes tous reliés à nos racines. Branche ou feuille, fleur ou fruit, quoi que nous soyons sur cet arbre, nous sommes tous nourris des mêmes racines. 

Qu’espérons-nous apprendre, trouver, comprendre dans ce flot d’interrogations si ce n’est nous-même ?

Ecrire sa biographie, laisser une trace, sa trace, sa compréhension du monde, participe à la sauvegarde familiale. Il s’agit d’un acte charitable, de partage, de don visant à aider la génération suivante, à lui donner les clés pour débuter plus loin, plus vite la construction de son propre parcours.

Bienvenue

sophie hesboisSophie HESBOIS est heureuse de vous accueillir sur son nouveau site !

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Dans les catégories « lectures » et « instantanés »  je fais respectivement les critiques de mes dernières lectures et je réagis à l’actualité ou à un événement. Dans la catégorie « récits de vie », vous trouverez toutes mes réflexions et anecdotes sur mon quotidien de biographe et sur le sujet du souvenir.

Je travaille sur un programme d’ateliers d’écriture pour la rentrée  de septembre 2016.

Agréable visite et à bientôt !